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mercredi 17 août 2016

TIC TAC

Les vacances se terminent pour moi. Il faut dire que j'ai pris de très longues vacances cette année.
Les imprimeurs étaient plus courageux que moi, les rotatives ne connaissent pas la pause estivale de l'auteur en vadrouille.
Préparez-vous à compter...le compte à rebours à commencé.
Dans 6 jours sortiront en librairie, deux romans historiques à suspense pour les 10 ans et plus qui sont les premiers opus d'une nouvelle collection au principe original.

Chaque roman narre les dix jours qui précèdent un fait (même si ça n'existe pas vraiment) historique majeur. Du rythme en perspective donc!
Mais ce qui est intéressant...c'est la suite.
                                              TINLINLINLIN
A la fin du roman, l'histoire se rejoue: un autre jour J vous est raconté et une autre fin aussi...



Concrètement, le premier livre  raconte la mort d'Henri IV. Jusqu'au dernier jour, tout aurait pu changer. Et bien, c'est ce qui arrive dans la seconde fin...Henri IV n'est pas mort.
Le second opus raconte la découverte de l'Amérique. Et si finalement, Christophe avait fait demi-tour? Si l'équipage s'était mutiné? De quoi s'amuser de l'Histoire et la rejouer.




Ces deux  romans ont bien occupé ces derniers mois et je suis bien contente de pouvoir vous les montrer aujourd'hui.
 Je vous souhaite à tous une très belle rentrée.
De mon côté, elle sera plutôt studieuse, puisque je plonge pour au moins six mois au coeur de mon siècle préféré, en compagnie de mon dramaturge fétiche et de mon philosophie favori pour essayer de coucher sur le papier un projet qui me hante depuis une dizaine d'années...







dimanche 12 juin 2016

Au départ de Lodève, en passant par le jazz et la littérature jeunesse. Arrêt à L'Elysée. Terminus en CD.

L'année se termine. Les petits loups des voix de Lodève, sous la houlette de leurs deux enseignants - Elodie Juan et Sébastien Rome - ont répété leurs morceaux et vont jouer avec de vrais musiciens le 21 juin à Lodève!  C'est un dispositif qui existe depuis plusieurs années et qui a donné lieu à de magnifiques concerts de jazz.
Pierre Diaz, Samuel Silvant et  Guillaume Séguron les accompagneront et ont même composé des morceaux pour eux. Le service éducatif de Jazz à Junas les subventionne et les aide dans ce projet

Cette année, les enfants ont écrit des chansons à partir de plusieurs de mes textes.
Marika (Lirabelle), Yehunda (Orbestier, Rêves bleus), Coeur de hibou (Rue du monde), et Sacré chat (Millefeuille).

 L'année prochaine nous avons décidé de poursuivre l'aventure ensemble autour d'un texte que j'ai spécialement écrit pour eux et de musiques créées sur le thème. Notre projet a été finaliste du prix de l'audace artistique et les enfants ont pu passer une journée au palais de L'Elysée, rencontrer le Président, la Ministre de l'éducation et une foultitude de personnes qui les auront certainement encouragés à poursuivre leur travail!
Comme je ne peux rien vous dire du thème que nous avons choisi (car nous souhaitons créer un livre CD) et que je ne veux pas vous faire écouter les musiques....j'attends le 21 juin,  voici des vidéos avec un (faux) son et des images!
Belle journée à tous





video

mercredi 18 mai 2016

Une semaine sous les projecteurs

 Dans les couloirs de Radio France et entre les lignes d'une belle revue!

Cette semaine, tout  débute au pays du soleil levant.
D'abord à la radio, sur France inter,  dans la formidable émission "L'as-tu lu mon p'tit loup!" au sujet des Yeux d'Otonashi, paru chez Didier Jeunesse.

On peut l'écouter ici

Les yeux d’Otonashi un conte d’ Isabelle Wlodarczyk illustré par Sacha Poliakova Ed. Didier Jeunesse, dès 6 ans.


Cela se poursuit dimanche sur France culture dans l'émission au titre si poétique: Le temps buissonnier.

Ce fut pour moi l'occasion d'arpenter les couloirs - le dédale - de radio France. J'étais très intimidée, d'autant plus que les émissions de Radio France m'inspirent nombre de mes livres et m'accompagnent depuis toujours!

A écouter ici


Et puis, tout le mois, dans la très belle revue des Notes bibliographiques, vous pourrez retrouver une magnifique présentation des Yeux d'Otonashi, consacré livre du mois.

La lecture proposée par Claudine Bergeron est particulièrement fine et c'était un plaisir de parler avec elle des détails de l'album.

 





Bref, c'était ma semaine médiatique, je retourne travailler sous ma couette!

dimanche 15 mai 2016

La bonne étoile de Malala

La voici, La bonne étoile de Malala. L'ouvrage sera dans toutes les bonnes librairies d'ici une dizaine de jours.
et pour vous faire une idée, je vous en livre un extrait!
Belle journée à tous




Chapitre 1

La montagne de Balbala

11 juillet 1997
Dans les lointaines montagnes du Shangla, quand les nuits d’été étaient trop chaudes pour trouver le sommeil, la vieille Balbala racontait des histoires aux enfants et aux femmes du village. Elle s’asseyait sur un tapis qu’elle posait sur le sol caillouteux, attendait que les étoiles essaiment dans le ciel, que les enfants brûlent d’impatience, puis elle se mettait à parler. La vieille femme ne savait pas lire. Elle contait de mémoire des légendes que sa mère lui narrait déjà quand elle était petite. Elle les connaissait par cœur, mais ne les disait jamais de la même façon.
Les étoiles brillaient fort. C’était un soir à parler d’un destin exceptionnel.
— Il y a bien longtemps, commença-t-elle d’une voix veloutée, avant que vous ne soyez nés, avant que je ne sois née, dans le sud du Kandahar, là où serpentent les dernières rivières aux portes du désert, naquit une petite fille du nom de Malalaï. Elle était pachtoune, comme vous et moi, et fille de berger. La région était alors occupée par les Anglais, et la liberté des Pachtounes était menacée.
« La petite Malalaï participait aux corvées ménagères, accompagnait docilement les bêtes dans les pâturages, mais elle écoutait aussi secrètement les conversations des adultes. Le pays était en guerre, et ils redoutaient de devoir prendre les armes contre les Britanniques. L’enfant, elle, était bouleversée à l’idée que l’on s’emparât de leurs terres, même si l’herbe n’y poussait pas et que les bêtes y trouvaient peu à manger. Dans son cœur bruissait un immense sentiment de révolte qu’elle taisait parce qu’elle n’avait pas le droit à la parole. Elle était trop petite. Ainsi grandit Malalaï, au cœur guerrier.
— Mais c’était une fille ! protesta Nawid, un jeune chevrier.
— Et quelle fille ! reprit Balbala. Quand la guerre éclata, son père et son fiancé durent partir au combat. Malalaï aurait rêvé d’être à leurs côtés. Mais sa place n’était pas là. Elle retourna nourrir les chèvres. De loin, elle regardait les chevaux soulever la poussière et les hommes affronter l’ennemi. Son cœur tremblait. Les Anglais étaient mieux armés, plus nombreux, et son fiancé, son père, ses oncles, ses amis, tous ces bergers qui ne savaient pas vraiment se battre étaient condamnés à mourir. Alors qu’elle trayait une vieille chèvre qui ne donnait presque plus de lait, elle quitta la ferme et courut. Elle courut à perdre haleine, à travers les cailloux et la terre sèche. Jusqu’à eux. Elle voulait leur apporter à boire pour les aider à tenir bon contre l’ennemi. Mais elle fit tout autre chose.
Les enfants se taisaient. Balbala accéléra son récit, comme si elle accompagnait Malalaï dans sa course. Elle poursuivit d’une voix essoufflée :
— La petite fille se fraya un chemin entre les broussailles desséchées par le vent, puis entre les cadavres de chevaux et les hommes déjà à terre. Elle n’avait pas peur. Elle aperçut une roche qui pouvait servir de promontoire, grimpa dessus et cria : « Toi, mon frère, toi mon père, toi mon ami, qui courbes l’échine et qui luttes mollement, tu seras la honte de ton peuple ! Meurs dignement si tu ne peux survivre, mais apporte-nous la liberté ! »
Elle harangua ainsi les hommes, les appelant au combat, ramassa un drapeau afghan sur le sol et le fit flotter au vent. « Battez-vous courageusement. Pour moi, pour votre honneur, pour celui de tout notre peuple ! »
Sa voix portait loin et les hommes y prêtèrent l’oreille. Alors qu’elle criait plus fort encore, un porte-drapeau mourut à ses pieds. Malalaï ne fit pas demi-tour. Elle ôta son voile et le brandit comme un étendard.
Et elle continua à parler de toutes ses forces, car c’était sa seule arme : « Versez votre sang, j’en ornerai mon front, ce sera une marque si belle sur mon visage que la rose du jardin en sera jalouse ! »
La jeune femme savait qu’elle risquait sa vie, qu’elle ne reverrait sans doute jamais ni sa chèvre préférée, ni sa mère, contre laquelle elle aimait tant se blottir, ni ce fiancé qu’elle se réjouissait d’épouser.
Émus par les paroles de Malalaï, les guerriers redoublèrent de courage. Alors que le combat semblait perdu d’avance, ils vainquirent leurs ennemis.
Malalaï fut tuée sur le champ de bataille. Mais c’est elle qui donna la victoire aux bergers de Kandahar. Une petite femme, qui avait décidé de sacrifier sa vie pour la liberté.
— Elle est triste, ton histoire, s’écria Nawid.
— Oui, elle est triste, mais elle est belle aussi. Quand je vois ces astres briller fort cette nuit dans le ciel, je me dis que Malalaï doit nous contempler. J’espère qu’un jour, vous connaîtrez une femme comme elle. Il faut aller vous coucher, les enfants, car demain sera une autre journée et, de mon côté, je dois accomplir un long voyage.

mardi 3 mai 2016

Vieilles nouvelles et fachineires

Le temps file à une allure folle: je n'ai pas eu le temps de parler des ateliers menés au nord d'Alès, dans une école entière, où j'ai eu la chance de rencontrer des enfants férus de lecture, où nous avons écrit, lu, joué avec les mots...pas eu davantage le temps de reparler de l'opération Lire quel plaisir, où j'ai passé quelques jours pour la seconde année et où j'aime décidément me rendre.

Alors pour rattraper le temps perdu,  je vous parle de mon petit séjour d'une semaine en Lozère avec la fédération des foyers ruraux et l'adorable Elsa Huet.
Nous avons parfois travaillé entre les flocons...oui, oui! (mais je préfère vous montrer une photo ensoleillée)



Nous avions une semaine pour faire écrire à des enfants de différentes tranches d'âge un livre qui s'appuie sur le patrimoine local. Je n'ai pas le droit de révéler le contenu de l'ouvrage....il sortira dans un bon mois.
C'était une très belle expérience en compagnie de 11 enfants:
deux garçons, Rémy et Simon
et 9 filles! Beaucoup de sixièmes mais aussi des plus jeunes, la benjamine avait 7 ans.
L'atelier se déroulait hors-temps scolaire et c'était donc dans une ambiance très détendue que nous avons écrit sur la Lozère, sur les Fachineires et autres créatures locales...qui font un peu peur!

Merci aux foyers ruraux, à tous les bénévoles qui nous ont accueilli, à Marina pour l'hébergement, à nos guides, Alain pour sa disponibilité, au maire de Rocles, au bibliothécaire de Langogne et à tous les autres!

mercredi 13 avril 2016

Rimailleurs en exil

Voilà, nous avons fini. Les lycéens de Narbonne, dans le cadre de l'opération Auteurs au lycée, ont terminé leurs carnets de migrants. Directement inspirés par l'Odyssée, nos poètes ont réalisé des dessins, sous la houlette de leur talentueuse professeur de français et des textes, lettres et poèmes, autour d'un exil.
Ils ont choisi des histoires puisées dans le passé....ou dans le futur: exilés climatiques, réfugiés politiques ou voyageurs sur mars ont peuplé notre imaginaire pendant ces quelques mois.
Les textes sont beaux et plutôt que d'en parler, je vous donne à voir, quelques exemples.

Merci à l'associatoin LRLL d'avoir rendu cet atelier possible et aux enseignants de Narbonne qui m'ont accueillie.
Merci aux rimailleurs, inspirés et inspirants!










 Je n'ai pas réussi à vous les montrer dans le bon sens....
je mettrai bientôt en ligne un pdf avec tous les textes.
Celui qui suit par exemple comportait des moments magnifiques!




lundi 28 mars 2016

Les noires et les blanches

Une présentation très intéressante de Les blanches et les noires, par Hajnalka, à découvrir sur son blog. Elle y explique la manière dont elle a conçu l'ouvrage, un travail magnifique! Je me permets d'en reproduire le début. Il faut cliquer pour lire la suite!

Nina

.



Oui, Nina, d'une part c'est plus court comme titre, d'autre part en travaillant sur ce projet, le livre a reçu ce nom entre nous deux;
Isabelle et moi. Voici, un nouveau fruit de notre binôme, Des blanches et noires paru il y a trois jours chez Oskar.

Et Nina parce que comme c'est lisible sur le dos, la première partie du livre se base sur l'événement vécu par Nina Simone, la chanteuse connue. La deuxième partie est un documentaire, des photos, des récits reconstruisent la periode de l'histoire américaine connue comme les mouvements des droits civiques.
A cím Nina, egyrészt mert rövidebb, mint a könyv címe, másrészt, mert amíg a könyvön dolgoztunk, magunk között ezt a nevet kapta. Legújabb közös publikációnk három napja jelent meg hivatalosan az Oskar Kiadónál. 
És Nina, mert a mindenki által jól ismert énekesnő (Nina Simone) életének egy epizódját meséli el, amit egy történelmi visszatekintő követ, megismertetve a fiatal olvasókkal a polgárjogi mozgalom időszakát.








Illustrer un livre dans un thème si dur, c'est un peu comme jouer le rôle dans une pièce de théâtre. Il faut être dedans, vivre un peu dans l'atmosphére.
Les deux films qui m'ont aidée de me mieux remettre dans l'ambiance, c'était
La couleure des sentiments, et le film, Selma, sur la vie de Martin Luther King.

Az illusztráláshoz nélkülözhetetlen volt a kutakodás, az érzelmi azonosulás, és hogy legalább a munkálatok elején ez ne törjön meg. Két film: - a témában Nektek is ajánlok megtekintésre-, A segítség és Selma szolgáltak inspirációként.

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